Ce n'est pas le prix de la ligne de code qui est important

 

Les grandes sociétés de notre secteur ont véhiculé un discours très négatif sur le « low cost » du développement qui serait moins cher à Bangalore, en Ukraine ou en Tunisie.

L’offshore n’est que du développement industrialisé qui permet, effectivement, de faire baisser le prix de la ligne de code mais c’est un mode de développement qui présente de gros inconvénients :

 

  • il est pauvre fonctionnellement et ne peut pas remplacer la richesse obtenue par un travail de proximité avec le client en maximisant le résultat obtenu du mariage du métier et de la technologie, de façon itérative.

 

  • il est relativement statique car il faut produire de gros cahiers des charges pour arriver à alimenter les usines de développement. Or le développement d’aujourd’hui est constitué de multiples briques opérationnelles et autonomes qui ont un cycle de fabrication dynamique et de mise en production court.

 

  • enfin, même si l’ingénieur indien a de grandes qualités techniques, travailler à la chaîne ne rend ni spécialement intelligent ni ne permet de développer la créativité nécessaire à la conception et à la réalisation d’un bon applicatif.

 

Où sont les Bill Gates, les Mark Zuckerberg, les Larry Page, les Steve Jobs et consorts ? Ils ne sont pas en Inde mais aux Etats-Unis. La différence : ils ont une vision du métier et ils ne se positionnent pas en sous-traitants. Ce qui est possible aux Etats-Unis, l’est en France.

 

Effectivement, personne ne va investir sur des projets informatiques ambitieux et innovants, réalisés par des développeurs 2.0, s’ils sont présentés, par les professionnels eux-mêmes, comme des « utilities ».

 

Pas de stratégie, pas de marketing, pas de rêve, pas d’envie. Cela doit changer. Il est plus que nécessaire d’intégrer du marketing dans notre métier pour expliquer ce que nous faisons.

 

Nous sommes des acteurs incontournables de la technologie qui est aujourd’hui au cœur des stratégies de développement commercial de toutes les entreprises pour qu’elles restent compétitives au niveau mondial et nos consultants sont des accélérateurs de compétitivité. L’essence de la technologie et la quintessence du mariage de la technologie et du métier du client ne peuvent être obtenues que par une relation de proximité et d’intimité avec les clients. Nous savons le faire aujourd’hui.

 

Nous voulons donc remettre notre métier à son juste niveau, dans l’intérêt des consultants, des sociétés de conseil en informatique, des clients et d’une façon plus large de l’économie européenne :

 

  • la technologie a fait un bond en avant gigantesque, grâce à l’arrivée du web, notamment, à cause de la très grande flexibilité et rapidité d’exécution qu’il induit et qui a été une grande nouveauté pour notre métier. De nouvelles méthodologies sont apparues, plus efficaces et plus adaptées à cet environnement (Agile).

 

  • l’opensource  a mis à disposition nouveaux langages de développement performants, des outils, des ateliers, des modules qui ont fait exploser les règles contraignantes du passé.

 

En conséquence, le développeur d’aujourd’hui s’est adapté à cette nouvelle donne et  est beaucoup plus proche du client, comprend son métier et réalise des applicatifs performants. Il est bien meilleur en communication qu’il ne l’était auparavant.

 

Il faut que les clients prennent conscience de ces changements et en tirent profit. Ce n’est pas le prix de la ligne de code qui est important mais l’intelligence des applicatifs que nous développons.

 

Soyons ambitieux, dynamiques et convaincants. L’avenir nous appartient.

 

Dans ces conditions, oui, nous sommes fiers d’être développeurs !

 

Pierre Dalmaz – Président Directeur Général de SFEIR


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